cela fait 63 jours que je n'ai pas tapé mon mot de passe dans overblog. huit touches, un réflexe. réflexe presque perdu. identifiant incorrect. veuillez réessayer.
il y a 365 jours, je commençais ce blog. qu'ai-je accompli depuis? pas grand chose.
si, en fait beaucoup.
en un an, un an à taper par intermittence sur divers claviers, un an hésiter, se lancer, patienter. griffonner dans mon petit carnet noir, puis directement libérer ses phalanges sur le clavier, blanc lui, d'un blanc pâle, un peu sali par le travail des doigts.
un an. un demi-déménagement. un rendez-vous manqué. une pelleté de rencontres. des idées neuves et anciennes qui se mettent en place dans une tête en construction. qui s'installent, se libérent, s'étendent enfin d'un bout à l'autre de cet univers rosé. et pâle. prennent, enfin, les dimensions de cet univers. sans citer mes sources.
un an de grand bouleversements. et de micro-évènements. un an que j'apprend. un an que j'ai grandi.
j'ai découvert que l'ivresse me fait oublier mes pommettes, que les monde est fait de mots, que la vie est plus belle quand on a les ongles peints en violet, qu'il y aura toujours moyen de faire pire, que chacun est son propre ennemi, qu'il peu de choses aussi vivantes qu'une ville et que les obstacles les plus pernicieux résident quelque part, dans les méandres encore inexploré d'un magma crânien voué à la décomposition.
il y a un an, j'étais amoureuse. il y a un an, j'étais terrifiée. et je commençais réellement à vivre. peut-être qu'au fond, moi aussi j'ai un an. un an.
il y a un an, un an jour pour jour, je me demandais ce que la vie me réservait. et elle ne réservait rien bien sûr, elle ne savait pas, la pauvre, elle improvise, et moi avec. elle ne prévoit pas. elle sème. elle dissémine par-ci par-là son lent poison. elle diffuse, elle se répand, sans savoir, sans prévoir les conséquences. elle me laisse doucement m'habituer à une idée, un acte que je vais commettre, ou plutôt non, que je vais, justement, abandonner. nous ne savons renoncer à rien. je ne renonce pas. je repousse. nuance.
un an. il y a un an, mon moi n'imaginait pas que son moi futur aurait tant avancé sur certains front, et tant piétiné sur d'autre. et, oui, front, la vie est un combat. si, si. la vie est un drame silencieux. une histoire pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien selon William. pleine de bruit et de fureur soit. mais on a coupé le son. et on ne voit plus que des corps qui se tordent lentement, comme l'anatomie plastifiée d'une Barbie qui, dans un lent couinement, tourne, prisonnière d'un un micro-ondes. et des bouches qui articulent, mais sur lesquelles on ne sait pas lire. la vie est un combat contre l'inertie des corps.
et peut-être que j'ai perdu.
je redécouvre doucement ce plaisir des bouteilles à la mer que j'avais, lui aussi, perdu. repoussé, laissé de côté. ou tout simplement oublié. il y a un an j'ouvrais cette fenêtre et elle était pleine de promesses. elles n'ont pas toutes été tenues et c'est de ma faute. mais nous ne savons renoncer à rien.
alors je continue.
j'ai assez fait la morte. il y a tant de mots qui doivent être inscrits, tant de choses qui pourront être dites, mais avant tout, il y a toutes ces choses qui doivent être vécues. et retranscrites. il y a des murs contre lesquels il va falloir se cogner.
car nous ne savons renoncer à rien. nous ne savons que trouver des excuses. et remonter en selle, parfois.
joyeux anniversaire boitagants, ta vie est aussi chaotique que le cerveau qui te fait naître, mais puisque nous sommes sur ce tapis roulant, avançons pour ne pas tomber et nous faire piétiner par une horde de quadras en jooging. tu as aujord'hui un an, voyons ce que le monde nous réserve ou plutôt, voyons ce qu'il va créer pour nous, ce que nous allons créer pour lui. voyons ce que nous pouvons accomplir en 365 nuits... top.